dimanche 31 août 2008

Partir pour revenir

Home, sweet home

Il est environ 6h quand il faut que l’on se réveille pour ne pas être en retard à l’arrivée à Strasbourg. On prépare nos affaires et on regarde le paysage. Qu’est ce qu’on est content de voir la France et des voitures immatriculées à la française. Je descends à la gare de Strasbourg avec joie. J’entends parler français comme j’entendais parler le mandarin dans les rues de Pékin, où le Mongol dans le Transsibérien, où le Russe sur le lac Baïkal, ou l’Azéri sur la mer Caspienne, où le Turc sur le Bosphore. On est allé retirer sur les bornes automatiques le billet de TGV Strasbourg-Paris, puis papa s’installe quelques part pour me laisser aller aux toilettes à 50 centimes, pour me préparer et me faire tout beau pour le retour. Après trois jours de train, c’est pas du luxe ! En sortant, je tombe sur Louis qui veut appeler sa fille, je l’aide et il me remercie. On a encore un peu de temps, j’en profite pour aller jeter un coup d’œil au résultat de Marseille, je suis content car ils ont gagné 2-1 face à Sochaux. Je rejoins papa et on va à la boulangerie de la gare. Ensuite, on va vers notre dernier train, le TGV pour Paris qui doit arrive. On s’installa à notre place et on se met à jouer aux échecs et pour la troisième fois de suite, je bats papa. Ensuite comme il faut charger les batteries, je m’assois en face d’un monsieur qui a une prise pour recharger. Je me mets à parler avec lui. Il vit à Aix et est va voir sa tante à Strasbourg, puis comme je m’ennuie, il me prête son magazine que je lis ave joie. On arrive à Paris, je lui dis au revoir et je me prépare à descendre et quand j’arrive en bas. Je crie de joie et je saute dans les bras de maman, de Djanan, de Titou, de Mina de Marina, de Soheil, de Rodolphe, de Roshanak puis de Sam et Tristan qui arrivent plus tard et là, je me dis avec papa on l’a fait !
A maman qui me demande plus tard à la maison: "Si tu devais dire la chose la plus importante de ce voyage, qu'est ce que tu dirais?" Je lui ai répondu: "Tu vois maman, maintenant, j'ai confiance en moi."

samedi 30 août 2008

Jour de fête

Courir après le temps 

Aujourd’hui, c’est l’anniversaire de maman. On se dit que l’on doit l’appeler. Dans ce train où on a mal dormi, assis dans ces sièges, on va passer un coup de fil à maman ; elle est contente de nous entendre, de ses 40 ans, de nous retrouver bientôt; elle est contente de tout. On retourne s’asseoir et on commence à parler avec l’Américain et avec notre voisin qui est un jeune Croate parti en vacances en Roumanie. Quand on arrive près de Budapest comme on a un train à prendre, je me demande si l’on va pas le rater. Finalement, on arrive tellement en retard à Bucarest, qu’on le rate d’une demi heure, même en jouant avec l’heure de décalage. On descend, on dit au revoir à l’Américain et on va vers le guichet de vente de billet international pour voir s’il y a un autre train Budapest-Vienne. Heureusement, il y en a un à 17h qui nous permet de ne pas rater le train Vienne-Strasbourg. On achète nos billets et pendant ce temps, papa voit un monsieur un peu rond, assez âgé avec un béret français qui a l’air perdu. Papa lui dit ce qu’il faut faire et il le remercie. On va au restaurant pour aller manger et boire un petit truc avant de prendre le train. Cette fois, pour ne pas avoir à prendre le train au vol, on y va un peu en avance. On se retrouva à côté de ce monsieur et j’apprends qu’il est Français. Je me mets à parler avec lui et j’apprends que c’est un ancien maquisard, qui, à 35ans fut Maire de sa commune. Pendant la 2ème guerre mondiale, il a été arrêté. A la fin de la guerre, il a décidé d’aller vivre avec son fils en Roumanie. Je lui demande quelques conseils en politique et je suis fasciné par la vie de ce monsieur qui s’appelle Louis GALLET. On regarde le paysage et on voit arriver en Autriche, une multitude d’éoliennes. Finalement, malgré notre inquiétude, on arrive à temps pour le train de Strasbourg que l’on prend. On arrive dans nos couchettes et on s’installe. Demain, on est en France ! Je n’y crois pas.

vendredi 29 août 2008

Galères de train

Seuls dans la foule hostile

Ensuite, on retourne prendre nos bagages et on va prendre notre train mais quand on arrive, le train est en train de partir. Bon, ça ressemble à une scène déjà vue. On court et on saute dedans in extremis, mais on se trompe de wagon. Il y a plein de monde partout dans le couloir, près des portes ; beaucoup ont bu..."beaucoup" bu. Ce n’est pas très rassurant. Pour atteindre notre wagon, le contrôleur doit nous ouvrir les deux portes entre les deux wagons. Papa lui en criant à travers les portes, mais il refuse. Alors papa se met à frapper très fort sur la vitre pour qu’il vienne et finalement il nous ouvre, on rentre et on va à notre place et on se retrouve en face de nous notre ami américain. On s’asseoit dans nos sièges assis. Pas de couchette ce soir ! Et on essaye en vain de dormir. Finalement, la personne à côté de moi s’en va et je peux m’endormir. Alors, je dors profondément tout le long de cette autre nuit.

Bucarest en transit: entre pauvreté et richesse

La souffrance d'un peuple pour un palais

On se prépare pour descendre et quand on arrive à Bucarest, on court pour attraper notre autre train mais quand on arrive sur le quai, on le voit partir. On se rend au point de vente international et on retrouve notre compagnon de voyage, l’Américain qui attend comme nous, pour acheter un billet pour le train suivant qui part à 23h45. Je veux savoir ce qui se passe et je m’approche de papa pour lui demander. Et là il me répond : « Retourne garder les bagages, ici ils volent en 3 secondes. Alors, je retourne puis je reviens mais papa me redit la même chose alors je retourne pour garder les bagages et j’attends que papa ait fini d’acheter les billets. Je dis les billets, car Roshanak nous avait appelé un peu avant, pour nous dire qu’elle avait trouvé un trajet rapide qui faisait Bucarest-Budapest-Vienne-Starsbourg-Paris qui nous faisait arriver le 31 au matin vers 10h30. On arrive à acheter un billet, mais pas le deuxième car la dame nous dit que la vente est pour le moment fermée et qu’il faut revenir plus tard. Comme nos amis Iraniens d’Istanbul nous ont conseillé d’aller voir le Palais de Ciaucescu, on décide de mettre nos bagages à la consigne de la gare et de prendre un taxi pour se rendre au palais. Avant de prendre le taxi je descends dans le métro de Bucarest pour voir comment il est, car les métros et les tunnels sont l’une de mes passions depuis tout petit, alors je prends un petit plan et je remonte pour prendre le taxi. Quand on arrive au fameux Palais, on se retrouve face à un monstre de bâtiment magnifiquement taillé et éclairé d’une très belle lumière et on prend des photos. Je dis même à maman qu’il fait au moins le double de Versailles. Il paraît que c’est le pays tout entier et le peuple qui a souffert pour ce Palais. Je remarque que les panneaux des rues sont exactement comme à Paris. Quand on fini de voir cette merveille, on décide de retourner à la gare. On a faim , alors après de la gare, on achète des fruits, du yaourt et un Kebab au poulet ; que c’est bon ! On retourne à la gare, papa s’installe au Macdo pour boire un expresso. Ca, c’est un scoop, car papa au Mac Do, c’est juste impossible ! On va voir la dame qui vend les billets et là elle nous dit qu’elle a les billets Vienne-Strasbourg et on la remercie.

Impatience et ennui

Sur les rails vers Bucarest

Ce matin-là, c’est dans ce lit-couchette bien confortable que je me réveille. Il y a encore des contrôles. Un américain à coté de nous d’environ 70 ans en a marre de devoir toujours sortir son passeport. Papa se met à parler avec lui du monde d’aujourd’hui et des Etats-Unis. Pendant ce temps, j’écoute, mais comme je n’interviens pas, je m’ennuie. Alors, papa me propose de trouver des trajets plus rapides qui pourraient nous faire arriver à Paris pour le 30 août, l’anniversaire de maman. Je cherche, mais je ne trouve pas, je ne fais que chercher même en appelant Roshanak à Paris. Finalement, papa me dit d’aller voir dans le wagon d’à coté car il y a des francophones qui connaissent peut-être un trajet pour aller à Paris. Je vais vers le wagon d’à côté, mais tout le monde dort. Bon, je reviendrai plus tard. Je retourne voir papa. Sur la tablette du train, il y a plein de nourriture dont du thon que j’adore. Papa me dit qu’adorables comme ils sont, ce sont nos amis iraniens d’Istanbul qui nous l’ont donné et que cela vient d’Iran. Je suis si content de manger du thon d’Iran ! Quand je finis mon repas, je ne peux pas me lever pour aller voir si les Français ne sont pas réveillés car il y a un autre contrôle. A chaque fois que je me lève, papa me crie dessus , un peu ironique : « Vas y. Va les voir. », ce qui veut dire : « tu peux y aller, mais de toute de façon, tu vas devoir revenir tout de suite pour le contrôle. »… et il a raison. Après le contrôle, comme j’ai encore faim ou peut-être que je n’ennuie un peu, je mange le thon. Et après, je retourne voir les Français, ils sont enfin réveillés. Et je commence à parler avec eux. En fait, il ne sont pas tous Français : deux d’entre eux sont Belges. Je leur demande s’ils ont un plan pour retourner au plus vite à Paris en train. Comme ils ont tous le pass Interail, ils me donnent la carte des chemins de fer pour que je sache comment je peux rentrer à Paris, cela m’arrange. Je fais mes petites recherches et je cours pour retourner voir papa pour lui dire ce que j’ai trouvé, il est content de ma trouvaille, alors on se met à appeler Roshanak pour lui demander de chercher des trajets sur Internet et de nous trouver les horaires. Elle appelle, mais on voit en fait qu’il nous est impossible de rentrer le 30 août, alors, on décide de garder notre trajet initial de passer par Venise. Je retourne voir mes nouveaux amis et je parle avec eux de tout et de rien. A un moment, on nous annonce que l’on va passer au-dessus du Danube et je prends mon appareil et je sors ma tête de la fenêtre pour prendre quelques photos de ce fleuve mythique. Comme on n’est pas loin de Bucarest, je dois rejoindre papa pour faire les bagages, mais comme je suis resté trop longtemps en dehors du compartiment, papa a déjà fait les bagages.

jeudi 28 août 2008

Laisser l'Orient

Dernière escale ferroviaire turque

Ensuite, on se dirige vers la gare et comme on est en avance on s’assoit dans le café Orient Express. Ensuite, on s’approche dans le train et on tombe sur un Iranien qui habite Bucarest. On voit une belle image d’amour : une jeune fille en pleurs dans les bras de son copain sur le quai de la gare. On monte dans le train, on s’installe dans le compartiment. Et on s’endort. Au milieu de la nuit, on est réveillé : on passe la frontière bulgare et tout le monde doit descendre ! Ca, on a jamais subi cela, dans aucun train pour aucune frontière ! Bien sûr, on est les derniers et on doit attendre le plus longtemps. On se fait contrôler au bout d’une heure d’attente debout, puis je vais me coucher et je dors. Le train peut redémarrer.

Sur la rive asiatique de notre monde

Souvenir de mon enfance

On se dirige ver la rive du Bosphore pour prendre un bateau. Après de longues recherches, on trouve enfin ce bateau, mais pendant qu’Amir achète les billets, papa bien sûr, est parti on ne sait où pour prendre des photos. On le cherche partout car le bateau doit partir d’une minute à l’autre. Finalement, il arrive au dernier moment et on saute dans le bateau. Ce bateau fait un aller retour entre la rive européenne et la rive asiatique d’Istanbul. A chaque fois que l’on veut photographier Aya Sofia et la mosquée bleue, il y a un bateau qui fait exprès de nous cacher la vue. On descend à un arrêt où, 14 ans plus tôt j’ai posé pour la première fois mon pied en Asie. Il y a même des photos dans l’album de famille, à la maison. Puis, le bateau se vide et pour se remplir plus tard, pour faire le trajet du retour et nous est les seuls à rester dans le bateau. Derrière nous, il y a un jeune qui a un T-shirt de marque française et je me dis : « Lui, il ne peut être que français. » Je m’approche de lui et lui dis : « Bonjour. » Puis, on commence à parler. En fait, il est d’origine turque, habite à Rennes et est le membre d’un groupe de RAP qui s’appelle MICRONOLOGIE que je vous conseille d’écouter. On a parlé de tout ce qui peut se passer autour de la Turquie, de la France, des banlieues, du RAP etc. On revient sur l’autre rive du Bosphore, je lui dis : « Au revoir. » et puis, on part à la recherche d’un restaurant. Je prends un Kebab de poisson alors que papa et Amir vont dans un restaurant typique turc. Moi, je prends juste deux Ayrans.

Histoires de photographes

Sous l'oeil tendre d'Ara Gular

On refait un petit tour dans le marché quand téléphone un grand photographe Ara Gular. Il propose à papa de le voir, alors on reprend la voiture. On va vers le café d’Ara Gular, mais comme Amir ne connaît pas et nous non plus, on met plus longtemps que prévu à trouver ; mais bon, on trouve ! Arrivés devant l’Ara Café, on cherche cet homme. Au loin, on voit un petit homme chauve assez rond qui est en train de parler avec d’autres personnes. On s’approche de lui et quand il nous voit, il est fou de joie. Il nous dit d’aller nous asseoir et qu’après, il vient nous parler. On commande de quoi boire et manger puis, on attend. Il arrive. Il propose à papa de parler en français, il accepte mais ensuite il lui répond en turc, merci pour moi ! J’ai rien compris. Ara Gular nous propose d’aller visiter ses musées et son bureau pendant qu’il continue à parler avec ses amis allemands. On monte et au fil des photos, les siennes, on lit des histoires. Je suis fasciné par toutes les personnalités qu’il a photographiées et rencontrées. Mais, ce qui me fascine le plus, c’est que cet homme a dans son bureau un dessin de lui, fait par un certain PICASSO. On redescend et je vais parler à Ara. J’apprends qu’il a vécu près de la moitié de sa vie à Paris mais qu’aujourd’hui il ne veut plus prendre l’avion car l’avion lui fait peur. Il m’offre un livre, je le remercie et je lui dis au revoir et on retourne dans la voiture.

Bosphore et Bazar

Balade dans Istanbul

Après avoir montré le blog à Nader et Bahram, on part pour le Bosphore. On y arrive assez vite. Papa me demande de mettre le micro et de parler avec Amir de tout ce qui peut intéresser les jeunes en France. On parle de la Turquie, de l’Iran, du foot et de plein de choses. Après cette petite balade près du Bosphore, on se dirige vers le grand bazar d’Istanbul. On entre dans un endroit fermé mais rempli de lumière et de vie de tous les cotés. Les touristes se mêlent avec les locaux pour y faire des affaires. Il y a de grandes avenues et des petites rues ; c’est comme une ville dans la ville. Après avoir fait un petit tour, on s’installe dans un restaurant pour manger un Kebab, ça fait du bien après tant d’absence. Quand on a fini, on va chez le cousin de Nader qui a un magasin de change de devises dans le bazar. Son magasin est très coté dans le bazar et j’y apprends beaucoup de choses sur le métier du change.

Recherche d'identité

Halte familiale 

Ce matin, c’est tôt que je me lève. Après avoir vu sur mon IpodTouch grâce au Wi Fi la victoire de l’OM, je vais me promener et faire un tour de la maison, puis je reviens m’asseoir sur les escaliers en face de ma chambre. C’est à ce moment qu’Homid sort de sa chambre, il se prépare pour aller prendre son avion pour Berlin. Quand il a fini de prendre sa douche, on descend et il me propose de boire un jus de fruit en bas. Je reste seul dans le jardin à écouter le chien aboyer au passage d’un jeune garçon. Quand j’ai fini mon jus je vais le poser dans la cuisine, c’est ici que je vois une grande télé. Je l’allume et je tombe en zappant sur TV5 Monde, une chaîne française que l’on trouve partout dans le monde des hôtels. Je regarde un peu les programmes et je tombe sur le Télématin de France 2. Maheen, la femme de Nader arrive pour préparer le petit-déjeuner, je me lève, je la salue et je lui demande si elle a besoin de mon aide, elle me répond que non. J’insiste, mais elle m’assure que non alors je me rassois et continue à regarder la télé. C’est pas tous les jours que j’entends parler français ! C’est un peu de la France, dans une maison qui est un peu l’Iran, en Turquie. Après le journal, Nader arrive, je lui donne la télécommande car j’ai fini ce que je voulais regarder. Papa arrive et on se met au petit déjeuner une table complète, remplie de bonnes choses que l’on a pas eu pour un petit déjeuner depuis fort longtemps…comme de la confiture, du bon pain et du fromage. Pendant le petit déjeuner je parle à Nader et sa femme de mon désir d’obtenir la nationalité iranienne, en plus de ma nationalité française. Ils me disent qu’il n’y a aucun problème qu’il suffit d’aller à l’ambassade en France et de demander et que s’ils ne veulent pas en France, je n’ai qu’à venir à Ankara avec eux où l’ambassadeur d’Iran est un bon ami. Ensuite, je vais préparer nos affaires puis, avec Amir, j’essaye d’envoyer les photos que j’ai mises auparavant dans des dossiers. Mais, je ne sais pas pourquoi, on ne peut pas envoyer les dossiers de l’ordinateur d’Amir mais uniquement les photos l’une après l’autre. C’est très long. Heureusement qu’Amir est là pour m’aider. Quand on a enfin fini, on range toutes les affaires dans la voiture et on est prêt à partir. Papa nous rejoint et l’on s’en va vers le bureau de Nader pour lui dire au revoir car on ne le verra pas avant ce soir, notre départ en train. Ce matin, il n’y a pas trop de trafic ; heureusement ! On arrive, Nader me montre son passeport iranien et je suis ému.

mercredi 27 août 2008

Au carrefour des mondes: Istanbul

La générosité à l'état pur

On s’envole. On se dit qu’on aurait bien voulu faire ce trajet en train. Ce sera pour une autre fois ! On reste dans l’avion à se reposer. Après environ trois heures de vol, on se retrouve à l’aéroport d’Istanbul. On va récupérer nos bagages et on voit par la fenêtre Amir le fils de Nader, un bon ami de papa et de Paricher, ma tante qui vit à Bakou. On le salue. De joie de nous voir, il nous prend dans ses bras. C’est si chaleureux ; ça fait plaisir. Parfois, en France, les retrouvailles, c’est toujours avec beaucoup de retenue, comme s’il faut pas montrer, comme si ça ne se fait pas. C’est froid. Moi, j’ai bien aimé la manière dont Amir nous a accueilli. 
Il nous donne nos billets Istanbul-Venise par Bucarest et Budapest, qu’il a achetés avant notre arrivée. Il n’a même pas accepté qu’on lui donne l’argent. C’est trop classe cette générosité. On attend le chauffeur de Nader et quand il arrive, on peut enfin monter dans la voiture, ce qui ne veut pas dire que l’on est déjà arrivé ! Dans la voiture, pour mieux connaître Amir et pour passer les embouteillages célèbres de cette ville, je parle avec Amir. Il est né à Istanbul et parle Istanbuli, Farsi et Anglais. Finalement, après une heure à rouler par-ci par-là, nous voilà enfin devant le bureau de NAB Group, le groupe de la famille de Nader, et de ses deux frères Bahram et Shahram que l’on a vu il y a quelques jours à Bakou. Je le rencontre et me mets à lui parler. Lui, il nous parle de la beauté de ce voyage que nous faisons avec papa ; puis, papa et lui se mettent à parler en azéri de leur père respectif. Il y a aussi le frère d’Amir, un jeune homme barbu en costume qui parle les mêmes langues. Après avoir fini nos discussions, on rencontre Bahram que l’on salue alors qu’il travaille dans le bureau juste à coté, puis on descend pour prendre la voiture et aller chez Nader. En bas, il y a Amir qui cherche sur Internet si son garage n’a pas retrouvé sa carte d’identité et sa carte bancaire qu’il a perdues dans l’après-midi. On prend la voiture et on passe devant des maisons de pauvre, très cabossées avec des routes dans tous les sens pour arriver finalement dans un garage. On rentre dans le garage. Il y a une porte pour aller dans leur maison. Nader ouvre ; sa femme nous salue. C’est une assez jeune femme très charmante qui est très maternelle. Elle nous montre un peu la maison et on monte par l’ascenseur dans notre étage qui est au deuxième. On nous montre notre chambre et on s’installe. Homid, le frère d’Amir me parle de la géographie de la Turquie et d’Istanbul depuis, puis papa descend pour aller discuter avec tout le monde. Moi, je rentre dans la chambre d’Amir où je vois un piano et un poster du film « le Parrain », ce qui signifie « jouer la musique du parrain au piano ». Quand je commence, papa m’appelle pour descendre manger. Je descends et je me retrouve dans une pièce en or avec un piano et une table royale avec un plat de riz et de viande azérie qui fait plaisir à voir après tous les petit plats par-ci par -là. Après avoir goûté le plat de notre hôtesse, je lui dis que c’est délicieux et je me ressers. Quand on a fini de manger, on va boire du thé et manger des chocolats et des pistaches. Ensuite, je remonte pour aller faire des petites recherches sur le Wi-Fi de mon Ipod Touch. Papa monte et me dit qu’il n’est pas content que je sois parti comme ça pour aller faire Internet. Il me demande d’aller me coucher, c’est ce que je fais et je dors.

Dans la ville de Kars

Cohue et désorganisation

Aujourd’hui quand on se réveille il ne faut pas perdre trop de temps, car on a un avion à prendre. On se prépare et je me mets à écrire un texte pendant que papa descend dans la rue pour prendre des photos. Comme il y a le Wi-Fi, après avoir terminé le texte, je me mets à aller sur Internet sur mon Ipod Touch. C’est à ce moment que papa revient. Il faut y aller. Après avoir fini de ranger les dernières petites affaires, on descend pour faire le check out. Pendant ce temps je regarde des gens jouer à un jeu de pions turcs dont je ne connais pas bien les règles mais que je veux apprendre. J’adore jouer. Finalement, comme le taxi n’est pas là, ils nous servent un thé et on attend. Le taxi arrive. Départ pour l’aéroport. On arrive devant un endroit où les hommes et les femmes se mélangent et se heurtent comme les fourmis autour de l’entrée de la fourmilière. Il y a un bazar monstre et personne ne pouvait entrer chacun son tour car il n’y a ni fille indienne ni organisation. Après maintes bousculades et « poussages » de personnes, on arrive enfin à passer dans cet endroit où l’on n’a plus que quelques minutes pour trouver à manger. On s’achète un sandwich et une boisson, puis on part en courant pour prendre l’avion qui doit décoller d’une minute à l’autre. Et, comme d’habitude, on est les derniers. Finalement, on arrive à avoir l’avion pour Istanbul.

mardi 26 août 2008

Rêve éveillé d'un pays interdit

Tout près de l'Iran

On continue la route et pendant quelques kilomètres, il y a coté de nous l’Iran. Là, je regarde ; je ne fais que regarder en ayant les larmes aux yeux et je me dis maintenant ç’est trop ; je vais y aller. J’aime l’Iran, c’est mon pays et je n’y suis jamais allé, je l’aime mais je ne peux le toucher, je crois en lui, mais ne je peux le connaître, j’en suis si proche et si éloigné. S’il vous plait Monsieur Obama, faites en sorte d’ouvrir les discussions entre l’Iran et l’Amérique et d’aider se pays à aller dans la voix de la Démocratie. On continue notre route et après avoir vu sous la brume le mont Ararat, je me rendors. Je me réveille quand papa et le notre ami se sont arrêtés pour manger. Je descends et je prends deux Ayran, qui est comme du yaourt à boire. Quand on retourne dans la voiture, je me rendors. Je me réveille à la fin de mon rêve très bizarre. La voiture est arrêtée car le chauffeur est crevé et qu’il a failli faire deux accidents. On n’arrive pas à le réveiller et il faut attendre que son téléphone sonne pour le réveiller. On reprend la route. On arrive à Kars mais comme il ne connaît pas la route, qu’il est fatigué, on le remercie pour tout ce qu’il a fait et on prend un taxi. On arrive devant notre hôtel, c’est un hôtel 4 étoiles. On prend notre chambre. Je prends ma douche puis comme il y a du Wi-Fi je fais quelques recherches puis je dors.

Entre le Caucase et les restes de l'Empire Ottoman

Tracas au petit poste de douane

On va déposer nos passeports dans le bureau de celui qui nous a accueilli pour nos billets. On va chercher une poste pour poster nos cartes postales, mais dans cette poste les gens ne savent même pas ce qu’est un timbre. Alors , un peu déçus, on rebrousse chemin et on va manger un bon Kebab dans un endroit paisible avec notre chauffeur. Dommage, les abeilles sont de la partie et pendant tout le repas elles me tournent autour car j’ai pris du Coca-Cola. A la fin du repas, on change de voiture pour aller en Turquie. On prend la voiture et direct je dors. On me réveille quand on arrive à la frontière turque et bien sûr c’est avec mon VISA que les policiers azéris ont un problème. Il faut dire que c’est assez rare, dans ce genre de poste de douane, de voir des voyageurs comme nous. En plus, il était écrit « humanitaire » sur mon visa et le policier ne croyait même pas ça ! Avec tout ce que je fais pour Aina et les enfants afghans et les autres depuis que je suis tout petit, c’est gonflé ! Bon, en plus, mettre la pression sur nous, ça appelle aussi une petite participation financière de notre part pour effacer tout problème. Enfin, à cause de cela, ça prend deux fois plus de temps. Finalement, on passe les deux barrages puis c’est au tour de la voiture d’être contrôlée. Quand tout est fini, un monsieur prend nos passeports et en me regardant et en regardant la photo sur le passeport de papa me dit :  REZA c’est vous? et en regardant mon passeport et ma photo dit à papa Delazad c’est vous? C’est marrant de voir qu’il confond un homme de 55 ans à moustache et un ado comme moi !

Quelques heures à Narchevan

Histoire d'itinéraire

On descend et on attend pendant un quart d’heure devant le tapis roulant pour récupérer nos bagages. Finalement on arrive à sortir après tous les contrôles. Assiégés par des dizaines de chauffeurs qui veulent nous conduire ici et là, on est sauvé par la venue de d’un contact de nos amis de Bakou qui nous attend devant la sortie. C’est un homme grand avec peu de cheveux sur la tête et une moustache. On monte dans sa voiture qui est une Hyundai. C’est exactement la même que celle de Shahram. On lui demande s’il y a une agence de voyage, il nous répond que non mais que c’est lui notre agence de voyage et qu’on peut lui demander ce que l’on veut. Ca, c’est classe. On lui demande, s’il peut nous trouver des billets le jour même entre les villes turques aux alentours et Istanbul. Il appelle un de ses copains pour qu’il appelle en Turquie. Mais il y a deux heures en moins en Turquie et les gens dorment encore. Il faut attendre 11h pour pouvoir avoir les informations. Pendant ce temps, on va petit déjeuner dans un petit endroit recouvert par des branches d’arbre où l’on mange une omelette qui m’assure que papa est azéri. Ensuite, on va faire un tour dans la ville. Elle s’est modernisée depuis l’indépendance de l’Azerbaïdjan. Avant 11h, on va visiter un endroit dans lequel il y a des statues faites par des nomades il y a très longtemps. Nous visitons avec une guide du Ministère de la Culture. On entre au cœur d’une grande tour qui fut construite en l’honneur d’une reine de la région.La tour était penchée de 11 degrés. Un peu comme celle de Pise en Italie, j’imagine. C’était amusant. En sortant on apprend qu’il n’y a plus d’avion pour aujourd’hui, ni pour Istanbul ni pour Ankara. Demain, il y a des places dans un avion de Kars à Istanbul. Il vaut mieux partir ce soir à Kars pour être sur d’être à l’heure. On décide d’accepter cette solution de l’avion au lieu du train qui prend 4 jours et qui me ferait rater la rentrée scolaire. C’est comme ça. Le voyage, ça apprend à être plus flexible. On va déposer nos passeports dans le bureau de celui qui nous a accueilli pour nos billets.

L'autre Azerbaïdjan

Sur la route de Narchevan

Aujourd’hui, je dois me lever tôt, exactement à 4 h du matin car le chauffeur de Shahram vient nous chercher à 6h pour nous emmener à l’aéroport. Nous devons prendre un vol pour Nakhitchevan. Il n’y a pas de train entre Bakou et Nakhitchevan. Il franchirait l’ Arménie qui sépare ces deux parties de l’Azerbaïdjan ; et ça, ce n’est pas possible. On prépare nos affaires et on attend. Finalement, il arrive. Dans les petites rues de la vieille ville où nous avons posé nos bagages et notre fatigue du voyage pendant deux jours, nous avançons avec cette grosse voiture luxueuse. Après avoir franchi les portes qui ferment les murs d’enceinte, nous roulons dans une ville moderne, et aussi, très belle avec des maisons du début du 20ème siècle qui sont un peu comme des hôtels particuliers. C’était du temps de la richesse, avec la révolution bolchévik de 1917 ; A l’époque, tout les monde s’était rué sur le pétrole, l’or noir comme dit papa. Alors, pour loger tout ce monde, des architectes sont venus construire de belles demeures de plusieurs étages. C’est un peu comme des bâtiments Haussmaniens. Bon, après, selon les principes communistes, les riches ont dû partagé avec les pauvres. Enfin, c’était au début. J’avoue, l’idée était belle ; mais la réalité… Sur la route, au loin, je vois les feux des puits de pétrole qui éclairent le ciel. L’aéroport de Bakou est loin, alors, je m’allonge sur la banquette arrière et je dors. Comme d’habitude, papa me réveille. On sort les bagages et on remercie le chauffeur qui nous aide même à nous organiser On s’assoit dans un café et on prend quelques chose à boire en attendant l’avion. Une heure plus tard, on est appelé. C’est un très vieil avion avec des tags sur les tables et des sièges pas très confortables. On parle avec papa et on regarde par le hublot pour voir si on peut apercevoir l’Iran. Le temps passe si vite que l’avion arrive même pas une heure après, à destination.

lundi 25 août 2008

Voyage musical

Au fil des notes

Dans Shari Shahar, le quartier de la maison, on tombe sur le chauffeur de Shahram qui nous dit de monter dans la voiture. Il nous emmène jusqu’à la maison, je bois et papa se prépare et on retourne dans la voiture pour aller chez Shahram. On arrive devant une porte blindée avec des gardes et on comprend que c’est un quartier résidentiel pour les personnes aisées. On arrive devant la maison de Shahram. C’est Shahram qui nous ouvre. Les musiciens qu’il veut nous présenter sont déjà là, avec un grand maître de musique. Je le salue, ainsie que son fils et à sa fille. Son fils a 5ans; il me montre sa chambre et veut que je joue avec lui à Action Man, j’accepte mais à chaque fois que je veux descendre pour écouter le piano, il est triste, alors je reste. Finalement, c’est sa sœur Bahar qui veut dire "printemps" en persan qui me dit que papa m’appelle, alors je descends et j’écoute le piano. Ce sont vraiment des maîtres de demain qui jouent très bien et qui manient le piano avec une danse des doigts. C’est splendide. Il y a une femme qui chante en même temps qu’elle joue et elle a une voix éblouissante qui fait même craquer le grand DJ et compositeur azéri (l'équivalent de Dr Dre) azéri venu pour écouter ces virtuoses. Quand ils finissent leurs morceaux, il se met au piano et chante l’une de ses chansons; c'est beau. Quand il finit, c'est au tour des enfants de Shahram de chanter des chansons, papa installe le micro sur le col de Bahar et ils commencent. A la fin de chaque chanson, le petit court pour aller jouer mais son père le retient pour qu’il continue. Quand tout le monde est parti, on regarde la vidéo et j’entends comment Bahar à une voix EXTRAORDINAIRE. On dîne avec eux et j’apprends ce que signifie "Esraf " quelque chose de très important dans l’Islam qui peut être traduit en français, par l’importance de ne pas gaspiller. Cette journée aurait pu être magique si Bahar ne m'avait pas dit que j’ai du mal à parler en iranien et que j’avais un accent bizarre et, alors que je n'ai fait qu'une erreur sur une phrase que je ne sais pas parler anglais. Après avoir vu la collection de tableau de Shahram, on le remercie et on rentre avec le chauffeur à la maison. J’arrive dans la maison, je me prépare, je m’allonge et je dors.

Au coeur de Bakou

Déambulations tranquilles derrière les remparts

Ce matin, je me lève assez tard et papa est déjà debout. On appelle maman pour savoir comment elle va et si elles sont bien parties avec Djanan, car la miss réalise son rêve de partir à Londres avec maman. Je pense beaucoup à elles et à ce voyage qui l’a fait rêver depuis si longtemps. On se prépare pour visiter un monument à coté de la maison qui s’appelle le palais de Shirvansha. C'est aussi là où l’on doit retrouver une journaliste de la télé azéri qui veut nous interviewer. Avant d’y aller, je frappe à la porte d'Ingrid pour savoir si je peux regarder mes mails sur son Internet. En ouvrant mes mails, je tombe sur un mail d’Aydin qui m’envoie des photos d’Iran. Ce sont de bonnes photos et je me demande si l’on ne va pas vers le quatrième photographe de la famille après Reza, Manoocher et Roshanak. Je suis content de voir le talent de photographe qui existe dans cette famille mais je suis aussi content de voir des photos d’Iran où je ne suis jamais allé et où je rêve au plus profond de mon cœur d’y poser mes pieds incessamment sous peu. Quand j’ai fini, je remercie Ingrid et l’on se dirige vers ce palais. On a 10 minutes devant nous, et papa me propose de visiter ce palais classé comme "patrimoine" de l’UNESCO. Toute une cour et son roi vivaient là. Dix minutes plus tard, on ressort et on retrouve cette journaliste. Elles nous installe et commence à poser des questions en azéri à papa. Quand c’est à mon tour, elle pose les questions en azéri puis papa me traduit en français, je réponds en français et papa traduit en azéri à la journaliste. Quand l’interview est fini, on salue la journaliste et on va prendre un taxi pour aller au restaurant Bibi le grand restaurant iranien de la ville. Arrivés là-bas, on commande un Ghorme Sabzi et un Khoreshte Gheime, mes deux plats préférés. Après 1 mois et demi d’absence, ça me fait plaisir mais les plats iraniens ne seront jamais meilleurs que ceux préparés par ma famille. On sort du restaurant et on marche un peu et je vois que papa ne prend pas de taxi; je me demande pourquoi. En fait, c’est pour me montrer l’une des fiertés de la famille, la collection de vêtements Banu créée par ma tante Paricher. Je prends en photo le bâtiment et ensuite, on part pour le petit marché à côté de la maison. On arrive et on se promène, après des négociations et une longue réflexion on achète une bonne poupée russe pour Djanan et une chemise propre pour moi car on va dîner chez Shahram et que je n’ai pas de chemise. On rentre à la maison et sur le chemin du retour on tombe sur la fille de Khamamad avec laquelle on parle un peu. Sur le chemin de la maison, j'avance lentement, tellement j’ai soif.

dimanche 24 août 2008

Quotidien, rencontres et observations

Des voyageurs intégrés

Quand on a fini le déjeuner, Shahram nous emmène dans sa voiture où la climatisation fait du bien dans cette chaleur humide de Bakou. Après avoir pris nos passeports pour acheter les billets de Nakhitchevan, il nous laisse près de la grande promenade au bord de la mer Caspienne où l’on filme les gens si différents qui passent sur les flots de la vie. C’est ici que l’on attend un ami photographe de papa qui doit venir nous chercher pour aller dîner. On reste une heure sur cette promenade de bord de mer quand arrive l’ami de papa, ils sont contents de se voir et se prennent dans les bras. On monte dans un taxi et on va dans un petit endroit sous les plantes à l’ombre où nous attendent d’autres amis de papa dont le grand photographe azerbaïdjanais Farid. On commence à dîner quand arrive un jeune homme qui est en fait un journaliste qui vient de créer un journal en iranien pour la communauté iranienne en Azerbaïdjan, il nous interview et je suis plutôt content d’être interviewé en persan. Quand l’interview est finie le jeune homme reste et je parle avec lui, d’Iran, de politique, du sport en Iran et de la vie, je garde contact avec lui et lui propose si ça ne lui dérange pas de traduire le blog en persan, ce qu’il accepte. Quand il part, je le remercie des discussions et lui dit que l’on restera en contact. Avec papa on écoute de la musique et on filme un peu.

Des nomades sédentaires

Un sentiment d'être à la maison à Bakou

Je redescends de la terrasse et je retrouve papa qui se réveille tout juste. Il prend son petit déjeuner et moi je le regarde car j’ai déjà pris le mien. Quand il a fini, j’allume la télé et je remarque que c’est le dernier jour des jeux olympiques. Je regarde la finale homme de Basket et celle de Volley-ball. Pendant ce temps papa, appelle ses amis. Il appelle aussi le monsieur qui nous a accueilli et on lui demande où on peut trouver un lave linge un dimanche et au lieu de nous dire un endroit, il nous dit qu’il viendra les prendre pour nous les apporter le lendemain matin. On l’attend et quand il arrive, on lui donne le linge sale et on le remercie. Comme on doit aller déjeuner avec un ami de papa, on se prépare et on va le rejoindre au restaurant. C’est un iranien de Tabriz qui s’appelle Shahram et il travaille dans le business. On s’installe dans une table dehors au restaurant Sultani, un restaurant turc. Papa commence à parler en azéri, donc je n’écoute pas vraiment, jusqu’au moment où maman appelle, je lui parle et je parle aussi à Djanan et je suis content. Avec l’autorisation de papa, j’appelle Titou et Mina, mes grands parents, et je leur raconte nos aventures et Titou me dit que la France est championne Olympique de Handball et que l’OM, le club de foot que je supporte, est premier du championnat, je suis content de leur parler car il me manque beaucoup. Je retourne à table et je parle en persan avec Shahram et je trouve que c’est vraiment quelqu’un de très bien. Puis arrive la viande, cette viande turco-iranienne qui me manque depuis le début du voyage. Je la mange avec joie.